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L'hécatombe continueL'Algérie détient le triste record d'être le quatrième pays où les routes sont les plus meurtrières au monde et première au monde arabe. La route se révèle de plus en plus meurtrière en Algérie, un bilan macabre et des chiffres plus qu'alarmants.
L'année 2009 a été la plus meurtrière, le nombre d'accidents avoisinerait le chiffre effarant de 40.000 au 31 novembre 2009, 1565 accidents de plus pour la même période de l'année précédente (2008), soit une augmentation de 4%. Ces accidents ont fait pas moins de 4290 morts et 61000 blessés et l'hécatombe continue. Ce "terrorisme routier", au rythme où vont les choses est appelé à s'accentuer davantage durant les prochaines années en raison de plusieurs facteurs, dont l'inadaptation entre l'augmentation vertigineuse du parc roulant et les infrastructures routières et l'inobservation des règles du code de la route par les conducteurs, qui, selon différentes études réalisées, ces derniers sont responsables de plus de 85 % des accidents de la route, dont les principales causes sont liées à l’excès de vitesse, aux dépassements dangereux et au non-respect de la distance de sécurité entre deux véhicules. Comparativement à certains pays comme la France par exemple, notre parc routier reste relativement modeste, mais se retrouve avec un taux de risque 20 fois plus élevé que celui de l'hexagone. Le chiffre des tués de la route traduit on ne peut plus clair que la situation est dramatique, si des mesures drastiques ne soient pas prises pour influer sur le comportement des conducteurs et stopper cette hécatombe. Pour cela, il ne suffit guère de durcir les dispositions en vigueur ou de pénaliser les accidents de la route, mais d'accentuer davantage les efforts sur une réflexion à une stratégie nationale pour prévenir les causes de la hausse des accidents de la circulation. Certains spécialistes vont plus loin d'ailleurs, en proposant d'inclure dans cette stratégie nationale, de soumettre la vente de pièces détachées à un contrôle rigoureux, car comme tout le monde le sait et constaté qu'une grande partie des produits disponibles sur le marché local n'étaient pas des pièces d'origine. L'état a pris de nouvelles mesures en ce sens, notamment en ce qui concerne l'importation de la pièce de rechange, mais sur le terrain, on est malheureusement confronté à d'autres réalités, les services compétents peinent à faire appliquer ces mesures pour la simple raison que les réseaux informels sont plus puissants qu'on ne le pensait, c'est tout un lobby qu'il fallait démanteler et ce n'est pas chose aisée. Le laxisme des autorités et leur mutisme, durant ces dernières années, a fait que ces réseaux se sont solidement ancrés dans l'impunité la plus totale et qu'il est devenu presque impossible de les anéantir. La route algérienne étant devenue la première cause de mortalité, il plus que jamais indispensable de mettre fin à cette catastrophe.
Amara Mohamed
Mardi 19 Janvier 2010
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